La dernière fois que je me suis envoyée en l’air!

//La dernière fois que je me suis envoyée en l’air!

La dernière fois que je me suis envoyée en l’air!

OMG! Juste à y penser j’ai des frissons qui parcourent tout mon corps accompagné d’un sentiment de bien-être et d’euphorie.

 

Je te rassure maman ce n’est pas ce que tu crois et tu peux dire à papa qu’il peut en faire la lecture. Il ne sera pas choqué par mes propos… du moins je crois. D’une façon ou d’une autre je vais toujours demeurer votre fille préférée.

 

J’adore les titres accrocheurs comme celui-ci ou comme celui de mon dernier blog «Aujourd’hui, Je sors du placard!» Je vous invite à le lire si ce n’est pas déjà fait!

 

Dans ce présent texte, je ne vais aucunement vous partager mes derniers ébats amoureux ou sexuels, loin de là! Je m’envoie désolée pour ceux et celles qui croyaient s’exciter et avoir l’eau à la bouche de cette futur lecture d’une fée qui s’envoie en l’air! Par contre, vous pouvez continuer à lire ces prochaines lignes afin de découvrir le véritable sens que je donne à l’expression «s’envoyer en l’air!»

 

La dernière fois que je me suis envoyés en l’air remonte à quelques années, soit en juin 2015. Ma vie était véritablement compliqué à cette époque, je me demandais où était ma véritable place dans ce monde… un job qui m’alimentait plus, en plus de détester, je me relevais d’un chagrin d’amour et je venais tout juste d’apprendre que j’étais en «burnout». En bref, ma vie était de la «Merde». Mes ailes de fées étaient complètement brûler par les épreuves qui ne cessaient de me heurter de plein fouet. Je devais me procurer rapidement un parachute pour amortir mes prochaines chutes à venir.

 

Quoi de mieux que de remettre les pendules à l’heure en s’envoyant en l’air…je parle vraiment ici d’un saut en parachute…quoi que… je blague…il n’aura aucune connotation sexuelle dans ce blog sauf un rapprochement à 15,000 pieds d’altitude avec John, mon instructeur pour la journée.

 

Un petit défaut que j’ai, c’est quand je veux quelques choses je le veux vraiment, peu importe le chemin à parcourir. Ce matin de juin, j’avais décidé que le moment était venu pour moi de repartir ma vie à zéro. J’ai donc pensé que la réalisation d’un rêve serait un point tournant pour moi. Ce rêve était de sauter en parachute.

 

Après un appel, 300 kilomètres de route plus tard, j’arrivais finalement à destination pour ancrer le début de cette toute nouvelle vie. Dès mon arrivé, je me suis dirigée vers le poste d’enregistrement pour mon saut de 16:00. J’étais considérablement en avance ce qui est très rare dans mon cas, je me fais souvent attendre.

 

Les employés ont le malheur de m’annoncer que mon saut est reporter au lendemain si tout va bien car les conditions météos sont loin d’être favorable vu les forts vents qu’ils ont depuis le matin.

 

J’étais un peu déçue d’avoir faite toute cette route et de ne pas pouvoir faire ce saut la journée même. Mais bon la vie est souvent faite ainsi, que l’on doit reporter au lendemain ce que nous avons prévu de faire la journée même. En plus, c’était pour une question de sécurité. Je crois que ma vie est plus importante qu’un petit caprice d’une fée et son impatience.

 

Je décidais donc de faire la formation offerte par les instructeurs comme j’étais déjà sur les lieux. Pendant une heure, je redevenais une étudiante assidue. Les instructeurs nous expliquent que nous allons embarquer à bord d’un petit avion qui nous conduirait à une altitude de plus de 15,000 pieds en moins de 13 minutes. Nous allons nous lancer dans le vide avec notre instructeur désigné pour un saut en tandem. Nous allons profiter d’une chute libre de 50 secondes à une vitesse d’environ 200 km/h. À 6 000 pieds, l’instructeur ouvrirait le parachute, si tout allait comme prévu.

 

Suite à ma formation, mon instructeur à une super nouvelle pour moi. Le vent venait tout juste de tomber et il restait qu’une seule et unique place de disponible, sur le dernier vol de la journée. Sans aucune hésitation j’ai dit «Oui, je le veux!»

 

Qu’on me prépare pour le grand saut

 

Le temps que John ressert sécuritairement mes sangles de mon harnais, que j’avais mis préalablement lors de ma formation et notre avion est là! C’est bien vrai, je vais sauter un parachute. J’embarquais aussitôt avec une dizaine de personnes notamment John et mon caméraman pour immortaliser le tout.

Entasser comme des sardines nous étions prêts pour le décollage. J’étais émerveillée par toute cette splendeur que la vie m’offrait. J’allais réaliser mon plus grand rêve soit de sauter en parachute sous un magnifique coucher de soleil avec comme toile de fond ma ville préférée Québec.

 

Au même instant que l’avion quittait le sol, mon petit hamster quant à lui débutait à courir à toute allure, aussi vite que la descente que je m’apprêtais à faire. Comment je vais faire pour respirer? Est-ce que je vais tomber dans les pommes? Est-ce que je vais faire dans mes culottes? Est-ce que je vais avaler une mouche, frapper un oiseau? Jinny tu es folle à quoi tu as pensé encore?

 

John mon instructeur et complice de ce saut en tandem me guidait et me rassurait que tout allait bien aller, les conditions étaient maintenant idéales. Et si, j’oubliais de respirer j’avais simplement qu’à crier à tout tête. Ce que j’ai fait! À la fin du saut John m’a confirmé qu’il a eu un tympan perforé si ce n’est pas les deux.

 

La seule chose qui me séparait de mon rêve c’est cette porte qu’un instructeur tenait entre ses mains. Il ouvrait finalement cette porte, un grand frisson a parcouru tout mon corps. Est-ce que c’était dû au froid soudain dans la cabine ou à l’excitation du moment? Peu importe, au même moment John me rappelait les consignes sur la manière dont nous allions sortir tous les deux pour nous jeter dans le vide. Les 10 personnes qui étaient avec nous, s’avancèrent les unes après les autres. Voilà c’est à nous me confiait John. On se déplaçait comme des pingouins dans l’avion il restait plus que nous et le pilote bien évidement. Un bisou à la caméra pour immortaliser le tout et c’est partie pour le grand saut d’une vie.

 

Je me sentais aspirée par le vide, complètement libre, dépourvue de tout stress, de colère, de tristesse qui m’envahissait depuis des années. C’était la première fois que j’appréciais et que je vivais complètement l’instant présent! Une sensation indescriptible, une dose massive d’énergie et d’adrénaline à puissance infinie vibrait en moi. 9,000 pieds de chute libre «Je suis une véritable fée!»

 

La vue était magnifique, la terre était sous nos pieds, si loin, si spectaculaire avec ces divers reliefs. Je sentais que je faisais partie d’un tout, un tout immensément grand et pourtant si enveloppant. Je sentais cette douce caresse de mon ange me sifflant à l’oreille «cet instant de bonheur est en toi à jamais et tu peux le revivre à tout instant». Je traversais une gamme d’émotions des pleurs à des milliers de cris, du plus aigu au plus grave. Mon instructeur avait raison, le ciel est désormais notre terrain de jeu. À mon très grand plaisir je tenais les gouvernails des voiles du parachute entre mes mains, c’est à ce moment que j’ai constaté que je pouvais avoir le contrôle de ma vie et que je pouvais décider de la direction que je désirais.

 

Je n’avais aucune envie que cela s’arrête. Je me sens pour la première fois depuis des lunes complètement vivante, c’était encore plus incroyable que tout ce dont je m’étais imaginé dans mes rêves.

 

John reprenait délicatement les commandes pour amorcer le dernier virage, avant de retoucher la terre ferme. Il me demandait de faire quelques essaient en vue de l’atterrissage. J’essayais de lever mes genoux et mes pieds, par contre mes jambes ne répondaient plus à ce que mon cerveau lui dictait. Il n’y a rien à faire, nous allons nous écraser me disait John en riant. Il avait tout un sens de l’humour cet instructeur! Il décidait donc que c’est assis que nous allions atterrir.

 

Il n’y a rien à faire, nous allons nous écraser me disait John

 

Un dernier soupir, un beau sourire pour la caméra, les fesses sur le plancher des vaches et ici je pleure ma vie. Une grande puissance m’envahissait j’étais fière, et déterminée à reprendre mon envol et reprendre le gouvernail de ma vie car personne, je dis bien personne ne pouvait le faire pour moi sauf moi-même!

 

C’est ce dont j’ai fait le 13 juin 2015, le début d’une magnifique vie de rêve que je me forge au gré du vent tout en appréciant le moment présent et en ayant de la gratitude envers la vie pour tout ce dont qu’elle m’offre au quotidien.

 

Cette vie que je crée maintenant à tous les jours de mon existence. Dès cette journée, j’ai décidé de vivre et non de survivre comme je l’avais fait durant les 30 dernières années.

 

Faites-vous plaisir : VIVEZ AU LIEU DE SURVIVRE !

 

De plus, je vous conseille de vivre cette expérience unique au moins une fois dans votre vie soit de réaliser un rêve et de reprendre le gouvernail de votre vie!

Il n’est jamais trop tard pour réaliser un rêve et encore moins pour reprendre sa vie en main!

 

Je vous souhaite de tout cœur et que la magie des fées soit avec vous.

 

En toute amitié

 

Jinny la Fée qui s’envoie en l’air avec un inconnu à 15,000 pieds d’altitude!

Par | 2017-09-21T16:18:13-03:00 septembre 5th, 2017|Uncategorized|0 commentaire

À propos de l’auteur:

Jinny croit au potentiel de chaque être humaine que malgré les défaites, les revers, les épreuves, les difficultés, chacun d’entre eux a le potentiel de réaliser sa vie, de s’épanouir et de propulser ses ailes de fées. Tes plus grandes douleurs d’hier deviendront tes plus grandes forces de demain! Sois Toi, Sois Vrai, Sois Unique!!! Ose te choisir afin de t’épanouir! Toutes petites chenilles deviendront de magnifiques papillons!

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